Mutuelle Loire-Forez

Votre conseiller 09 69 39 96 96 (Appel non surtaxé)

Dépistage du cancer du sein : s'informer et agir

Actus Vie de la Mutuelle | Publié le 14 octobre 2020

Partager :  

Comme tout acte médical, le dépistage du cancer du sein présente des bénéfices et des points de vigilance. L’impact du dépistage sur la diminution de la mortalité par cancer du sein fait l’objet de débats.

La décision de s’engager dans une démarche de dépistage est un choix personnel pour lequel il est important de s'informer et d’agir en connaissance de cause.

 

Les avantages du dépistage

  • Un gain de temps sur la maladie

Le dépistage permet de repérer une lésion avant l’apparition de symptômes et notamment de détecter des cancers de plus petite taille et moins évolués, avant qu’ils ne soient palpables.

 

  • De réelles chances de guérison 

Guérir d’un cancer du sein dépend de plusieurs facteurs dont l’âge, la taille et le type de la tumeur, le stade de la maladie (atteinte de la peau, nombre et situation des éventuels ganglions envahis, métastases dans d’autres organes). De manière générale, plus les cancers du sein sont détectés tôt et plus les chances de guérison sont importantes. La survie à 5 ans est de 99% pour un cancer du sein détecté à un stade précoce (de 26 % pour un cancer métastasé).

 

  • Des traitements moins lourds pour une meilleure qualité de vie

Le traitement proposé pour traiter un cancer du sein dépend en partie du stade auquel il est découvert. Les cancers détectés à un stade précoce de leur développement permettent, en général, des traitements moins lourds et moins agressifs avec moins de séquelles (le sein peut être conservé plutôt que retiré, par exemple).

 

  • Un suivi régulier 

Tous les deux ans, si vous avez entre 50 et 74 ans et ne présentez pas de facteur de risque particulier (antécédents personnels ou familiaux de cancer), vous recevez systématiquement chez vous une invitation pour réaliser une nouvelle mammographie.

 

  • Un programme qui répond à des exigences de qualité strictes

En complément du contrôle systématique des mammographes, tous les six mois, le programme de dépistage organisé répond à des exigences de qualité strictes. Les professionnels de santé sont spécifiquement formés. Les clichés de mammographie jugés normaux sont relus par un second radiologue. Enfin, le programme est régulièrement évalué, afin de le faire évoluer en continu.

 

  • Un examen pris en charge à 100% par l'assurance maladie

Dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein, la mammographie est prise en charge à 100 % par votre caisse d'assurance maladie, sans avance de frais de votre part. Si des examens complémentaires vous sont prescrits par le radiologue, leur prise en charge se fait dans les conditions habituelles de remboursement, c'est-à-dire à hauteur de 65 % sur la base du tarif conventionné.

 

Les limites du dépistage

  • Le diagnostic et le traitement de cancers peu évolutifs

Si le dépistage permet une détection précoce, dans l'état actuel des connaissances scientifiques, le diagnostic ne permet pas de distinguer les cancers qui vont évoluer, et qui sont majoritaires, de ceux qui évolueront peu ou n'auront pas de conséquences pour la femme concernée (10 à 20 % des cancers détectés). Pour ces cancers, qui n'auraient pas été découverts en l’absence de mammographie, on parle de « surdiagnostic ». Il est par nature inhérent à tout acte de dépistage.

Par ailleurs, comme il n’est pas encore possible de prédire l’évolution d’une lésion cancéreuse au moment où elle est dépistée, il est souvent proposé, par précaution, de traiter l’ensemble des cancers détectés. Les chercheurs travaillent actuellement à identifier les cancers susceptibles d’être peu évolutifs pour proposer des traitements adaptés.

 

  • L'exposition aux rayons X

Comme toute radiographie, la mammographie expose à des rayons X. Ceux-ci, s’ils sont répétés, peuvent conduire à l’apparition d’un cancer que l’on appelle cancer radio-induits.

C’est l’une des raisons pour lesquelles le dépistage est recommandé uniquement tous les deux ans et à partir de 50 ans si la femme n’a pas de de symptôme ou de facteurs de risque. Par ailleurs, après 50 ans, la composition des seins se modifie et les doses de rayons nécessaires à la mammographie sont plus faibles.

 

Le risque de décès par cancer radio-induit est de l’ordre de 1 à 10 pour 100 000 femmes ayant réalisé́ une mammographie tous les 2 ans pendant 10 ans. Le nombre de décès évités avec le dépistage est largement supérieur au risque de décès par cancer radio-induit.

 

À titre indicatif, si une femme suivait strictement la recommandation de participation au programme de dépistage organisé de 50 à 74 ans, elle réaliserait ainsi 13 mammographies. Son exposition aux rayonnements ionisants représenterait alors au total le quart de celle provoquée par un scanner abdominopelvien, acte très courant. Les mammographies représentent en France moins de 2 % de l’exposition totale de la population aux rayonnements ionisants.

 

  • L'apparition d'un cancer avant la mammographie suivante

Les cancers de l’intervalle sont des cancers qui surviennent entre deux dépistages. Ces situations sont rares. Pour 1 000 femmes qui réalisent un dépistage, moins de deux d’entre elles développeront un cancer de l’intervalle. N’hésitez pas à consulter un médecin si vous remarquez des changements inhabituels de vos seins entre deux dépistages.

 

  • Un temps d'attente d’environ 2 semaines avant les résultats définitifs

Si un premier résultat est communiqué immédiatement après la mammographie, la seconde lecture demande un délai supplémentaire, évalué à 15 jours environ.

 

  • Une source d'inquiétude

Lorsque la mammographie met en évidence des anomalies, des examens complémentaires sont nécessaires pour établir un diagnostic. Dans la plupart des cas, il s'avère que les anomalies découvertes sont bénignes et qu'il ne s'agit donc pas d'un cancer. On parle alors de faux positif. Cependant, l'attente des résultats définitifs peut être mal vécue.

A savoir :

  • Le faux positif : dans la plupart des cas, il s’avère que les anomalies découvertes sont bénignes et qu’il ne s’agit pas de cancer. On parle alors de faux positif.

 

  • Le faux négatif : rarement, un cancer présent peut ne pas être repéré. La double lecture des clichés de la mammographie permet de réduire le nombre de faux négatifs.

 

 

Parce qu’il est naturel de s'interroger à ce sujet :

Le dépistage, à quoi ça sert ? https://youtu.be/Y-VyrNzeCik

La mammographie, mal ou pas mal ? https://youtu.be/4194uSn9KBQ

Le résultat : tout de suite ou plus tard ? https://youtu.be/_X54KMpgrIY

Le risque, 0 ou pas 0 ? https://youtu.be/LASM-KaVoIA

J’y vais ou je n’y vais pas ? https://youtu.be/TffgoFZhWZE


Partager
Tweeter
Partager
Partager